Le Mont Auvière – dimanche 17 décembre 2017

Rando proposée et guidée par Georges

Par un beau dimanche de ce mois de décembre, 12 valeureux marcheurs ont confié leur sort à Georges pour arpenter les hauts de Pierrefeu, ce petit village perché dans les montagnes.

Ce fût une très belle balade, sous un ciel magnifique .

Sur le chemin du retour dans la voiture qui nous ramenait à la réalité urbaine, ma voisine de siège, Michelle, a posé deux questions :

  • y-a-t-il un château à Gilette que nous traversions ?
  • pourquoi le pont sur le var s’appelle-t-il CHARLES ALBERT ?

Personne n’ayant pu répondre, ma curiosité m’a poussée à chercher et je vous livre donc le fruit de cette quête.

S’agissant du nom du pont qui enjambe le Var je n’ai rien trouvé, certes on parle de l’ouvrage mais pas des origines de son patronyme.

Je vous livre néanmoins une idée très personnelle : ce pont a été construit dans la deuxième moitié du XIX°, époque durant laquelle le duc de Savoie Charles-Albert, roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem, régnait également sur le Comté de Nice.

A la même époque était construit un autre pont en Haute Savoie qui porte le même nom mais là on sait que c’est en référence au duc.

Les mêmes causes ayant souvent les mêmes effets pourquoi pas ?

Mais cette idée n’engage que moi.

 Concernant Gilette les choses sont plus claires : oui au XIII° un château a été édifié par une branche de la famille VINTIMILLE.

Il a été inscrit au fichier des monuments historiques par un arrêté du 28.06.1993 ; mais sans commentaire.

On signale également concernant ce village, que les 18 et 19/1O/1793 « la bataille de Gilette » voit la victoire de l’armée française contre les armées sardes et autrichiennes.

La famille liée à la commune : Caïs de Gilette.

On trouve dans l’église un tableau de Jacques Viany (XVII°) « Assomption de la Vierge et des Apôtres », ainsi qu’un autre de Louis Abraham Van Loo (1707) « St Pierre délivré par un ange »

 Puisque j’y étais j’ai également cherché sur Pierrefeu, persuadée que je ne trouverai rien à raconter et bien non, je m’étais trompée et ce petit village perdu dans nos montagnes n’est pas sans histoire :

Pierrefeu = Peirafuec = Pierre à feu =  indice de l’existence d’un probable gisement préhistorique de silex 

Ce que semble confirmer les armoiries, certes relativement récentes, qui représentent, par 3 pierres enflammées, l’exploitation du silex utilisé pour les pierres à fusil.

Mais mieux : des fouilles ont permis de trouver sur le site des vestiges de tombeaux, des monnaies et des médailles représentant des empereurs romains. Un ensemble de chauffage romain y a été découvert. Il semble que ce soit un ancien poste romain, maillon de la chaîne qui servait à transmettre des messages par signaux depuis l’Ecosse jusqu’à Rome  en 48 heures par temps clair!! A l’époque de Jules César (70 av JC), la télégraphie était très en usage.

En 1256 Pierrefeu compte 2 châteaux.

Ce village fût quelque peu balloté lors des querelles entre diverses familles pour finalement être donné par le Reine Jeanne à la maison Chabaud en 1381qui le gardera jusqu’en 1597.

Je crois qu’il y a dans ce village une église qui abrite une collection privée dont l’histoire vous sera contée par Michel s’il le veut bien.

Danièle C.

photo Michel A

photo Michel A

 

 

 

 

 

 

 

 

photo Michel A

photo Michel A

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise en ligne Christiane M